Paris 2006 - Mon Voyage à Paris

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Après je suis retourné à Chicago, j'ai décidé de prendre un cours de français. Alors, je suis maintenant un étudiant débutant! J'ai des devoirs, des examens, et des notes (des A's, bien sûr!). Est-ce que je suis fou? Non, je l'aime beaucoup. C'est ambitieux pour moi. Si je vais encore à France, peut-être je pourrai parler en français avec des gens!

Je vous présente ici une dissertation que j'ai écrit pour mon cours. J'ai fait beaucoup d'erreurs, et mon professeur les a corrigées. Merci, Annica!


Mon Voyage à Paris

En juillet, je suis allé à Paris pour un colloque à la Sorbonne, le congrès Digital Humanities 2006.1 Je suis parti le 4 juillet, la journée de notre fête nationale américaine. J’ai pris l’avion, et je suis arrivé à Paris le matin du 5 juillet. Comme d’habitude, il y avait des problèmes avec l’avion, et je suis arrivé en retard pour la conférence plénière d’ouverture. Je suis entré dans l’Amphithéâtre Louis Liard à la Sorbonne et j’ai vu un grand tableau de René Descartes, un héros de ma jeunesse, du sol au plafond. J’ai pensé «Je ne suis plus à Chicago! Nous n’en avons pas à Northwestern, des tableaux comme ça! Je suis vraiment à Paris maintenant!»

J’étais seul à Paris. C’est dommage, mais ma femme n’a pas pu aller avec moi parce que ça coûtait trop cher. J’avais des amis au colloque, et j’ai rencontré beaucoup de nouveaux amis, des français et des autres personnes académiques qui venaient de beaucoup de pays et d’universités. Il y avait plusieurs événements sociaux agréables sponsorisés par le colloque. Nous sommes sortis à un dîner traditionnel dans un bateau mouche sur la Seine. Nous nous sommes bien amusés. Nous avons bu beaucoup de champagne et de vin et nous avons dansé jusqu’à minuit. J’ai parlé avec une femme française charmante qui était grand-mère et un professeur d’anglais, et avec un homme qui traduisait les romans de John Le Carré en polonais. Nous avons aussi visité le Louvre et nous avons fait un voyage à Giverny, le village où l’artiste Claude Monet habitait et faisait ses tableaux célèbres. Pendant le colloque, j’ai aussi fait plusieurs promenades au bord de Seine, j’ai visité le Jardin des Tuileries, et j’ai exploré mon quartier autour de la Sorbonne dans le cinquième arrondissement, le «quartier Latin».

La France était dans la Coupe du Monde pendant ma visite. Ce n’est pas typique pour un américain, mais j’aime beaucoup le football européen, et je le regarde souvent avec mon fils. Ma première soirée à Paris, j’ai regardé la demi-finale avec le Portugal à une télévision à l’extérieur d’un café à la Rue de la Harpe, près de la Sorbonne, avec une foule d’étudiants enthousiastes et chahuteurs. La France a gagné le match, et après j’ai fait une très grande fête joyeuse avec environ mille jeunes Parisiens dans la Place Saint-Michel, à côté de la Seine. Tout le monde étaient très ivres et très heureux. Ils ont dansé, ont bu beaucoup de vin et de bière, ont chanté La Marseillaise beaucoup de fois, et ont fait beaucoup de bruit la nuit entière. Il y avait beaucoup de feu d’artifice. Quelques jeunes hommes étaient trop ivres et violents, et ils devenaient parfois presque dangereux, mais la plupart étaient sages. J’ai vraiment vu la joie de vivre française cette soirée, et je ne l’oublierai jamais. C’était merveilleux!

J’ai travaillé dur au colloque pendant quatre jours. Après le colloque, je suis resté à Paris deux jours pour moi-même. La première journée, nous avons visité Giverny, et après nous sommes retournés à Paris, j’ai regardé la finale dramatique avec l’Italie dans un restaurant à la Place de la Sorbonne, avec une famille qui venait d’Australie. Tout le monde était perplexe quand la vedette française Zizou Zidane a fait un coup de tête au joueur italien Materazzi et a été expulsé. Nous sommes devenus tristes quand la France a perdu le match.

La dernière journée, j’ai fait un long tour à pied. D’abord, je suis allé à l’Île de la Cité, le coeur de Paris. J’ai visité la Cathédrale Notre Dame, et j’ai monté des escaliers tout en haut. Cette aventure avait l’air d’être tirée d’un livre de Victor Hugo. Les paysages de Paris en haut de Notre Dame sont magnifiques. Puis, j’ai bu une limonade dans un café, où j’ai rencontré une jeune femme française gentille. Elle était très élégante, et j’étais un peu timide parce qu’elle était si belle. Nous avons parlé à propos de la Coupe du Monde. Elle m’a dit qu’après le match avec le Portugal, quatre Parisiens sont morts quand ils ont devenu trop ivres et ont eu des accidents, et donc peut-être il n’était pas une mauvaise chose que la France a perdu la finale. Elle a dit que l’Italie a joué crânement, et elle a mérité sa victoire. Après cette conversation inattendue et agréable, j’ai visité la Sainte Chapelle, une très belle vieille chapelle à côté du Palais de Justice qui a les plus grands et les plus beaux vitraux en France. J’ai vu des affiches pour un concert de Mozart prochain à la Saint Chapelle. Ça doit être formidable, écouter la musique transcendante de Mozart dans ce bel endroit.

Après la Sainte Chapelle, j’ai traversé le Pont Neuf à la Rive Gauche, et j’ai fait une longue marche pittoresque par Saint-Germain-des-Prés, le sixième arrondissement, au Bon Marché, un supermarché célèbre et très élégant. J’y ai acheté un cadeau pour ma femme, une bouteille de parfum français. Ce cadeau a coûté très cher, presque 100 euros. Je pensais que c’était ironique, parce que le magasin s’appelait «Bon Marché». Alors, j’ai appris que Le Bon Marché n’était pas bon marché! J’ai aussi pris plaisir à un peu de lèche-vitrines aux magasins de Dior, Cartier, et Tiffany. Le quartier était classieux, et tout le monde était très bien habillé. En fait, j’étais un peu mal à l’aise, parce que je n’étais pas aussi joli que des autres personnes. Même des hommes étaient jolis!

Il faisait chaud cette journée, et je devenais fatigué, et j’avais faim et soif. Quand j’ai quitté Le Bon Marché, je suis allé au Jardin du Luxembourg, où j’ai pris un sandwich au jambon et une bière pour le déjeuner. Ce repas était simple mais délicieux quand même. Je me suis reposé et j’ai écouté un concert dans un bosquet pendant mon déjeuner. Des jeunes d’un lycée jouaient la musique de John Philip Sousa. Après le déjeuner, j’ai exploré le parc le reste de l’après-midi. Le Jardin du Luxembourg était mon endroit préféré à Paris. Il est très grand et beau, avec beaucoup d’enfants et de familles. J’ai surtout aimé les belles fleurs et les statues. J’ai même trouvé une miniature de la statue de la Liberté!

Finalement, après le Jardin du Luxembourg, je suis allé au Panthéon. J’ai admiré la belle architecture néoclassique et j’ai présenté mes respects à Voltaire, Joseph-Louis Lagrange, Victor Hugo, et des autres grands hommes de la patrie qui sont enterrés dans des tombes sous-sol. Quand j’étais jeune, je lisais des livres de Voltaire et Hugo, et j’étudiais les mathématiques de Lagrange. Pour moi, être debout au dessus de leurs tombes était romantique et émouvant.

Je suis retourné par avion à Chicago le jour d’après, le 11 juillet. Pendant ma courte visite, je suis tombé amoureux de la belle Paris. Elle m’a séduit! Michel de Montaigne avait raison quand il a écrit que la Paris est «la gloire de la France, et l'un des plus nobles ornements du monde».2


1 Le titre du colloque était en anglais.

2 Michel de Montaigne. Les Essais. 1580. Livre III, Chapitre 9. Cette phrase est au bas d’une statue de Montaigne à la Rue des Écoles, en face de la Sorbonne.